Cours particuliers et collectifs, stages et spectacles de danse + couverture photographique d'évènements (mariages, défilés, galas...)
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Collège Swing de Strasbourg
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Au début, le lindy Hop était pratiqué par des danseurs noirs
au Savoy Ballroom
Lenox Avenue, between 140th and 141st Street, HARLEM

Les Big Bands de swing les plus prestigieux s'y succèdaient avec Lionel Hampton, Duke Ellington, Erskine Hawkins, Jimmie Lunceford, Artie Shaw, Count Basie, Fletcher Henderson, Chick Webb, Savoy Sultans, Benny Goodmann, Lucky Millinder, Glenn Miller…

L'établissement mesurait 66 mètres de long sur 17 mètres de large représentant une surface de 1122 m2...

Le Savoy

Le Savoy

 

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COUNT BASIE : VOLUME ONE 1932 TO 1938

Count Basie

Count Basie, pianiste chez Bennie Moten à Kansas City à partir de 1929, reprend la direction de l'orchestre à la mort de ce dernier en 1935 et y adjoint d'autres musiciens pour se produire au célèbre Reno Club. Remarqué par John Hammond qui l'emmène à New York, Basie réalise ses premiers enregistrements en 1937 et c'est tout de suite la révélation. Un style hérité de l'esprit de Kansas City basé sur la sélection de thèmes simples et swingants inspirés du blues et du boogie woogie, des arrangements efficaces, le génie de Basie au piano et à la direction de l'orchestre, la précision d'horloger d'une section rythmique (Freddie Green, Walter Page, Jo Jones) maître du four beat, des riffs explosifs, et la valeur de solistes comme Buck Clayton (tp), Benny Morton (tb), Eddie Durham (tb, gt) et surtout les saxophonistes Herschell Evans et Lester Young dont les duels au ténor resteront célèbres. Ce compact reprend l'hymne de Kansas City enregistré en 1932 par Bennie Moten avec Basie au piano et Ben Webster au sax ténor : le célèbre Moten Swing, ainsi que 19 titres enregistrés en 1937 et 1938 à New York par l'orchestre de Basie parmi lesquels figure bien entendu les célèbres One O'Clock Jump, Good Morning Blues et Swinging The Blues. La bonne qualité (pour l'époque) des enregistrements originaux de Basie pour la firme American Decca ainsi que le transfert méticuleux associé à un procédé de spatialisation intelligent, mis au point par l'ingénieur Robert Parker, donnent un éclat inégalable à ces chefs d'œuvre. Cette édition définitive est à redécouvrir même si vous avez déjà ces titres sur d'autres compilations.

 

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JIMMIE LUNCEFORD AND HIS ORCHESTRA : 1937 - 1939

Jimmie Lunceford

Le seul orchestre à l'époque d'un niveau égal à celui d'Ellington. Mais contrairement à ce dernier, sa popularité, il la doit plus aux arrangements qu'aux compositions. Avec, en son sein, des arrangeurs comme le pianiste Edwin Wilcox, le tromboniste et guitariste Eddie Durham, le saxophoniste Willie Smith et surtout le trompettiste Sy Oliver, le big band de Lunceford créa le son le plus discipliné, le plus parfait pour un orchestre de jazz des années 30 et, peut-être même, de tous les temps. Jamais les sections de saxophones, de trombones et de trompettes ne s'étaient répondues, opposées, soutenues, ponctuées avec un tel raffinement et toujours sur un rythme d'une élasticité implacable : les fameux tempos bounce qui furent la marque Lunceford et firent la joie des danseurs. Cette compilation réunit les titres enregistrés dans la période de maturité de l'orchestre. On y remarquera parmi les solistes les interventions de Willie Smith à l'alto (For Dancers Only) et au chant (sur Posin'), la trompette suraiguë de Paul Webster et celle avec sourdine de Sy Oliver, et surtout Trummy Young, virtuose du trombone doublé d'un excellent chanteur (sur Margie, 'Tain't What You Do et Cheatin' On Me). Pour la petite histoire, notons que Le Jazz Hot est dédié à la célèbre revue française alors dirigée par le critique Hugues Panassié. Rhythm is our business : voilà la profession de foi de ce vrai roi du swing qu'était Jimmie Lunceford.

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CHICK WEBB AND HIS ORCHESTRA : 1935 - 1938

Chick Web

Ce nain bossu devint à force de courage et de volonté le chef d'une des plus belles machines à swing et l'un des batteurs les plus imités par ses pairs : Gene Krupa, Sid Catlett, Jo Jones et Cozy Cole. En 1934, il rencontra Ella Fitzgerald qui deviendra en 1935 chanteuse de l'orchestre qu'elle reprendra par ailleurs à la mort de Webb en juin 1939 (mais sans réussir toutefois à en conserver le dynamisme). Les titres avec Fitzgerald sont réédités dans un magnifique coffret MCA/GRP intitulé Ella Fitzgerald : The Early Years - The Original American Decca Recordings. On a préféré ne retenir ici que les instrumentaux exécutés par l'orchestre dans sa meilleure période. Les arrangements dus à l'altiste Edgar Sampson sont exceptionnels et mettent bien en évidence les meilleurs solistes de l'orchestre : Taft Jordan (tp), Sandy Williams (tb) et Elmer Williams (ts). La rythmique, composée de John Truehaert (gt, banjo), John Kirby (b) et Chick Webb est l'une des plus efficaces du moment. Webb, qui disparaissait littéralement derrière sa batterie monstrueuse, animait en fait tout l'orchestre par sa personnalité, tirant des son cristallins de ses cymbales, soutenant sa formation par un rythme simple mais puissant, libérant les interventions des solistes ou structurant les breaks d'une frappe implacable. Bien que son œuvre enregistrée ne contienne que peu d'interventions de Webb en solo, on pourra quand même se faire une idée de ses capacités en écoutant le rare solo de Harlem Congo, les breaks de Clap Hands ! Here Comes Charley, ou son accompagnement en quintette avec les Little Chicks.

© Copyright 2001 - Collège Swing - p.439
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